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DOIS-JE VRAIMENT PREFERER LE BIO ?

September 6, 2018

 

 

A l'heure où l'écologie est au coeur du débat, et ou la santé devient une priorité, je vous propose un article traitant du bio. En effet de nombreuses questions reviennent souvent en boucles, elles sont légitimes et justifiables, je tente ici d'y répondre.

 

Mais alors les produits bio sont-ils forcément les meilleurs du point de vue nutritionnel ? Et du point de vue de l'environnement ? Devons-nous vraiment manger bio ? Quelle provenance privilégier ?

Les réponses ici-bas.

 


Bien que les sceptiques doutent encore des bienfaits du bio, de plus en plus d'études ainsi que le dernier rapport de l'AFSSA soulignent les bienfaits notoires d’une alimentation basée sur des aliments issus de l'agriculture biologiques. Une telle alimentation serait au niveau de la santé et au niveau environnemental nettement plus bénéfiques qu'une une alimentation dite " ordinaire ".  Lien vers les études (ici)

 

Qu'est-ce que l'alimentation bio ?

 

En France, les produits alimentaires peuvent être certifiés par 3 principaux labels : AB, Nature & Progrès, et Demeter.
Ils certifient que les produits proposés sont dépourvus de :
– antibiotiques & d’hormones de croissance pour les animaux
– pesticides & d’engrais pour les fruits, légumes, céréales & autres denrées végétales

La différence entre ces 3 labels réside principalement à un cahier des charges plus ou moins rigoureux : Demeter ayant le cahier des charges le plus rigoureux & respectueux de la Nature, et le label AB le plus souple.

 

Officiellement, manger bio c'est manger des produits certifiés, mais pas forcément éthiques ni écologiques.

 

Officieusement, manger bio c'est avant tout une philosophie: celle de vivre en accord et dans le respect des cycles de la nature, de la terre et de ses hommes.

 

 

Pour quelles raisons devrions-nous consommer bio ?

  1. Une teneur supérieur en nutriments

Les produits issus du bio ont une teneur nutritionnelle supérieure, cette teneur supérieure est notable en magnésium, fer, acide gras polyinsaturés, antioxydants, vitamine C, vitamine A et dans la quantité protéique des produits animaux.

 

Pourquoi ? Ils sont plus souvent cultivés à maturité et à même la terre (et non hors sol, dans du sable ou même sur des supports de synthèse) ce qui assure là aussi une concentration optimale en vitamine et minéraux.

Par ailleurs, une nouvelle étude du British Journal of Nutrition montre que les aliments issus de l'agriculture biologique ont également des teneurs en antioxydants entre 19 et 69% plus élevées que les aliments issus de la culture conventionnelle. Avec moins de cadmium et de pesticides.

Pourquoi ? Les chercheurs expliquent que les plantes synthétisent beaucoup de leurs composés antioxydants pour lutter contre les attaques des insectes. En l’absence d’une protection par la pulvérisation de produits chimiques, comme ce serait le cas dans les cultures conventionnelles, elles produisent plus d’antioxydants, ce qui expliquerait les teneurs plus élevées dans les aliments issus de la culture biologique.Les polyphénols sont une vaste famille de composés répandus dans le règne végétal. On en trouve en quantité dans les baies, le thé, les tisanes mais aussi les pommes, les oignons sous la forme de flavonoïdes. Les caroténoïdes sont des pigments antioxydants jaune-orange. Les plus connus sont le bêta-carotène, l'alpha-carotène, la lutéine, la zéaxanthine, le lycopène.

 

Par ailleurs, une autre étude anglaise diffusée mardi 16 février dans le British Journal of nutrition affirme que la teneur en acide gras oméga-3 est beaucoup plus importante dans le lait et la viande issus de l’agriculture biologique.

 

De manière générale, dans le bio, des procédés d’extraction et de transformation en respect avec la nature de l’aliment sont privilégiés. L’exemple des huiles de première pression à froid est une bonne illustration. Le sucre intégral en est un autre. Les produits bios sont souvent plus complets et l’ensemble des nutriments et des fibres sont alors préservées.

 

2. Moins de contaminants

Dans l'agriculture bio, la législation interdit l’usage de bons nombres de pesticides chimiques de synthèse, moins de nitrates, interdiction d’user des OGM, et limite le risque de la présence de métaux lourds.

Les pesticides, on le sait aujourd'hui, ont des effets néfastes sur notre santé : maladie de parkinson, cancers, diabète, démence, autisme, déséquilibres hormonaux. Les insecticides, herbicides, fongicides nuisent à notre santé de multiples manières. La France est le premier utilisateur de pesticides de l’Union Européenne (herbicides, insecticides et fongicides) et le quatrième dans le monde.

Voir l'étude plus complète ici .

A défaut de pouvoir contrôler à 100% les pollutions environnantes, il est en tout cas indéniable que le bio est moins pire que l’agriculture traditionnelle.

 

3. Moins d'antibiotiques

Dans l’agriculture conventionnelle, on administre systématiquement des antibiotiques sur les animaux de façon préventive. D’une part, cette pratique engendre une résistance des bactéries aux antibiotiques. Et d’autre part, nous absorbons ces antibiotiques via la viande et les produits laitiers que nous consommons entraînant une antibiorésistance généralisée et un affaiblissement de notre flore intestinale attaquée par ces derniers. On emploi moins ou pas d'antibiotiques dans l’agriculture biologique.

 

4. Un circuit de production et de distribution plus court.

Là encore, loin d’être parfait, mais il est possible de trouver des produits d’un circuit plus court, de la ferme au consommateurs ou avec moins d’intermédiaires. Il y a alors, plus de respect pour l’aliment et pour les exploitants.

Attention cependant BIO ne rîme plus toujours avec Ethique. Ne pas confondre BIO, LOCAL et ÉTHIQUE. A mon sens, il vaut mieux préférer, les légumes locaux issus de l'agriculture raisonnée du voisin, que les mangues bio empaquetées mexicaines achetées en supermarché.

Par ailleurs, les aubergines, les poivrons et les tomates présents sur les étals en hiver (bio ou pas) proviennent de pays étrangers, et ont poussé sous serre. Cerise sur le gâteau : afin de parvenir jusqu’à nous, ils auront parcouru de nombreux kilomètres ! 

Les saisons, de par leur étonnante variété de couleurs & de saveurs nous propose des produits qui répondent aux besoins que notre organisme au moment de l'année.

En automne/hiver, nous avons besoin de chaleur, d’une nourriture plus consistante. C’est la saison des châtaignes des potimarrons, des courges que l’on fait griller au coin du feu ou mijoté.

Au printemps/été, nous avons plus envie de légèreté & de fraicheur. les concombres, les courgettes, les aubergines & les tomates poussées au soleil et remplis d'anti-oxydants seront plein de goût et rafraîchissants.

Consommer de saison, c’est aussi consommer à moindre coût. J’essaie ainsi de privilégier le local & les produits de saisons. Allez au marché ou tournez-vous vers les AMAP,

Trouvez ici quelques sites internet pour trouver des producteurs éthiques près de chez vous:

- https://locavor.fr/

- http://reseau-amap.org/recherche-amap.php

- https://laruchequiditoui.fr/fr

 

5. Une alimentation qui répond au respect de l’environnement.

En théorie, l’agriculture biologique est un mode de production basé sur les équilibres du vivant. L’agriculteur bio suit le rythme des saisons, respecte les hommes, les animaux et l’environnement. Il n’utilise pas de produits chimiques de synthèse ni d’OGM. Sa production est contrôlée au moins une fois par an et ses produits sont certifiés par un organisme extérieur. 

Pour cela, évitez le bio empaqueté dans du plastique. Préférez les circuits courts et le direct producteur.

Rappelez-vous qu'en tant que consommateurs, nous sommes les premiers acteurs du changement ! 

 

“Il nous faudra répondre à notre véritable vocation, qui n'est pas de produire et de consommer jusqu'à la fin de nos vies, mais d'aimer, d'admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes.” Pierre Rabhi

 

 

6. Une supériorité vibratoire des aliments bios.

Enfin, les différentes expériences de mesure de la teneur en énergie plus subtile (si vous y croyez) des aliments comme la montré Simoneton avec la radiesthésie ou encore les photos Kirlian, montrent la supériorité vibratoire des aliments bio.

 

7. La découverte de nouveaux produits


S'approvisionner dans un magasin bio ou chez un agriculteurs bio permet de goûter des variétés anciennes de fruits & légumes, découvrir de nouveaux produits non distribués dans le circuit conventionnel, s’apercevoir de l’immense variété des céréales (qui ne se résume pas au pâte & au riz blanc), apprendre à cuisiner les légumineuses, déceler de nouvelles huiles… Un nouveau monde s'offre à vous, explorez !

 

 

Tous les bio se valent-ils ? 

 

Du biologique à 95%
 

La mention « 100% BIO » est interdite. Sous le même label AB, vous pouvez avoir un produit bio qui mériterait la mention 100% bio et un autre qui a passé les contrôles de justesse avec 95 % des ingrédients bio. C'est pour cela que d'autres labels parallèles existent et vont être développés.

 

Dans les 5 % on peut aussi y trouver d'autres ingrédients bio, ce qui nous fait un produit bio à 100%. mais on peut aussi des substances très classiques, issues de la production agro-alimentaire :

  • épaississants

  • gélifiants

  • émulsifiants : lécithine de soja (parfois OGM)

 

Attention à l'arrivée de l'industrie dans le biologique !

 

Ces produits bio sont porteurs du label officiel AB, géré par le ministère de l'Agriculture et de la Pêche. Ils sont soumis au moins une fois par an à un contrôle de l'un des cinq organismes certificateurs français. D'abord, soyons un peu rassuré sur l'offre : ce sont bien des produits issus de l'agriculture biologique. Peut-être pas des « bio à 100% ». Comme les autres, ils peuvent contenir jusqu'à 5% d'ingrédients non biologiques et des OGM "accidentels" autorisés à hauteur de 0,9 %.

Le seul risque est de tomber dans une agriculture biologique intensive, avec monoculture ou mono-élevage. On arrive à l'opposé de l'éthique biologique de départ. On peut aussi trouvé des produits bio sans aucune conscience écologique au niveau du packaging.

 

Attention donc à cette appellation BIO abusée par les plus grandes chaînes de magasin. C'est une dérive qui peut avoir des retombées négatives.
 
Manger « bio » est-il toujours synonyme de santé ?

 

Il est évident que des chips « bio » - avec de la pomme de terre bio, de l'huile bio et des aromates bio - resteraient des chips. La même chose, avec des bonbons bio, des cookies bio ou de la confiture bio (produits autant sucrés que les autres). Vous l'avez compris : le label AB ne protège pas des excès.

 

Attention donc de ne pas tomber dans le piège. Manger bio c'est avant tout reformer son alimentation vers une alimentation d'avantage "fait maison" avec des produits "bruts"
 
Manger « bio » ça coûte cher, comment faire pour changer mon alimentation ?

Vous pouvez vous sentir découragé(s) devant les changements d'habitudes que cela comporte.
Même plein de bonne volonté, on ne peut pas changer sa façon de cuisiner du jour au lendemain, c'est bien normal.
Notre façon de nous nourrir fait parti de notre culture, des valeurs acquises depuis l'enfance. Mais, c’est possible! Le tout est d’y aller à votre rythme. Pas à pas.
Commencez par acheter toutes les matières premières et les fond de placard en bio:
Sel, Sucre complet, Huiles, Moutarde et ajoutez les fruits et les légumes. Progressivement, essayez des nouveaux produits. Soyez curieux et éviter d'acheter tous les produits bio ultratransformés qui coûtent très chers et qui ne sont pas pour autant meilleurs pour la santé (Gâteaux, Sodas, Plats tout fait Desserts lactées sucrés...).
Choisissez les produits de saisons, ils seront moins onéreux !
 

 

Manger bio c'est avant tout une philospohie, celle du respect du vivant et des lois de la vie.

 

 

 

Lectures, Site & Film suggérés sur ce thème :

 

* Manger bio, c’est pas du luxe, de Lylian Le Goff
* Cuisiner bio & pas cher, de Valérie Vidal
* Le guide du locavore pour mieux consommer local, d’Anne-Sophie Novel
* Bio, bon & gourmand de Valérie Cupillard : c’est LE livre de la cuisine saine & gourmande, selon moi
* Les légumes bio, mode d’emploi de Valérie Cupillard : comment cuisiner tous les légumes de saison de manière simple & rapide
* Le grand ménage, de Raffa : comment garder sa maison propre sans avoir 150 produits d’entretien

* Kokopelli : association pour des semences de variétés de fruits & légumes anciens(d’autres à venir prochainement…

* DVD Food Inc. : un film documentaire américain sur l’industrie agro-alimentaire aux Etats-Unis
* DVD Solutions locales pour un désordre global : un film documentaire français 

 

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Sources

Chaudron Pastel, blog de Mélanie Duffey

Abbott RD,. Midlife milk consumption and substantia nigra neuron density at death. Neurology.2015 Dec 9. pii: 10.1212/WNL.0000000000002254. [Epub ahead of print].

Isabelle Baldi, Anne Gruber, Virginie Rondeau, Pierre Lebailly, Patrick Brochard, Colette Fabrigoule ; Neurobehavioral effects of long-term exposure to pesticides: results from the 4-year follow-up of the PHYTONER Study. Occup Environ Med oem.2009.047811Published Online First: 22 November 2010 doi:10.1136/oem.2009.047811

Lovasi GS, Quinn JW, Rauh VA, Perera FP, Andrews HF, Garfinkel R, Hoepner L, Whyatt R, Rundle A ; Chlorpyrifos Exposure and Urban Residential Environment Characteristics as Determinants of Early Childhood Neurodevelopment. Am J Public Health. 2010 Mar 18.

Agopian J, Navarro JM, Gac AC, Lecluse Y, Briand M, Grenot P, Gauduchon P, Ruminy P, Lebailly P, Nadel B, Roulland S. Agricultural pesticide exposure and the molecular connection to lymphomagenesis. J Exp Med. 2009 Jul 6;206(7):1473-83. Epub 2009 Jun 8. 

Chen M. Residential Exposure to Pesticide During Childhood and Childhood Cancers: A Meta-Analysis. Pediatrics. 2015 Sep 14. pii: peds.2015-0006. [Epub ahead of print]

Shelton JF, Geraghty EM, Tancredi DJ, Delwiche LD, Schmidt RJ, Ritz B, Hansen RL, Hertz-Picciotto I.Neurodevelopmental Disorders and Prenatal Residential Proximity to Agricultural Pesticides: The CHARGE Study. Environ Health Perspect. 2014 Jun 23

Diana Teixeira, Diogo Pestana, Cristina Santos, Luísa Correia-Sá, Cláudia Marques, Sónia Norberto, Manuela Meireles, Ana Faria, Ricardo Silva, Gil Faria, Carla Sá, Paula Freitas, António Taveira-Gomes, Valentina Domingues, Cristina Delerue-Matos, Conceição Calhau, Rosário Monteiro. Inflammatory and Cardiometabolic Risk on Obesity: Role of Environmental Xenoestrogens. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 2015; jc.2014-4136 DOI:10.1210/jc.2014-4136 

Ki-Hyun Kim, Ehsanul Kabir, Shamin Ara Jahan : Exposure to pesticides and the associated human health effects. Science of The Total Environment, Volume 575, 1 January 2017, Pages 525-535

 

 

 

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